La Bible parlante
réalisation d'Eric Podico
http://www.bibvoice.org/
La Bible parlante
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Le mouvement des Frères Moraves doit beaucoup à Jean Huss (1368-1415), théologien de l'Université de Prague et réformateur ; considéré comme l'un des fondateurs de la nation et de la langue tchèques ; excommunié, il fut condamné au bûcher à Constance).
Il fut fondé en 1457 à Kunwald en Bohême et organisé en "Union des Frères" vers 1470. Ceux-ci pratiquent la mise en commun des biens, élisent leur clergé et rejettent la hiérarchie officielle.
Exilés de Bohême en 1548, ces précurseurs de la Réforme du XVIe siècle s'installèrent alors en Moravie et jouèrent un rôle important dans la culture nationale tchèque, surtout en traduisant la Bible en langue vulgaire appelée la "Bible de Kraslice".
Parmi les figures illustres du moravisme, il faut citer Nicolas, comte de Zinzendorf, qui reçut les Frères Moraves dans sa propriété de Herrnhut, d'où le mouvement rayonna dans le monde entier .
source:wiki-protestants.org
“Horizons Evangéliques”, est le tout dernier magazine né de la presse évangélique française, qui vient de publier 10.000 exemplaires de son premier numéro, distribué massivement.
Réunissant autour de lui une partie de l’équipe de “Construire Ensemble”, dont la publication vient d’être suspendue après le numéro 100, le pasteur Jean-Luc Gadreau se positionne sur un créneau bien précis: l’édification.
Divisé en 5 parties distinctes, le magazine s’ouvre sur les questions spirituelles, pour bien marquer sa préoccupation première. Un quart est consacré au dossier, soit 12 pages.
RENSEIGNEMENTS :http://www.horizons-evangeliques.fr/
Les évangéliques sont en pleine expansion, dans le monde comme en France. Ces Églises, dont les racines remontent à la Réforme, sont parfois perçues comme un nouveau mouvement religieux. Sans doute en raison de l'augmentation récente et spectaculaire du nombre de leurs implantations locales. Plus de la moitié des 1 900 Églises évangéliques de France métropolitaine ont été créées au cours des trente dernières années. Pourtant des Églises de ce type existent depuis le 16e siècle. Voici quelques points de repère...
Qu’elles sont les racines de la foi évangélique ?
L’Église chrétienne du premier siècle était « évangélique » sans en avoir l’appellation. Fondée par les apôtres du Christ, il y a près de 2 000 ans, elle s’est basée sur l’enseignement de Jésus formulé dans les évangiles. La prépondérance de la Bible et la mise en pratique de l'Évangile caractérisent l'Église du premier siècle, comme les Églises évangéliques d'aujourd'hui.
Comment a-t-elle évolué au Moyen Âge ?
Au fil des années, certaines pratiques ecclésiales étrangères au Nouveau Testament sont introduites. Constantin le Grand et ses successeurs établissent un empire romain « chrétien » qui facilite l'intrusion de pratiques païennes dans l'Église. Au fil des siècles, des hommes et des femmes, attachés au message originel de la Bible, tentent de repousser les traditions extra-bibliques. Parfois, ils appartiennent à l'Église catholique romaine, parfois ils sont marginalisés et persécutés comme Pierre Valdo, Jan Hus, Jérôme Savonarole et tant d'autres. suite : http://jesus-sauve-aujourd-hui.over-blog.com/article-14552987.html
Les livres
Massimo INTROVIGNE et Domenico MASELLI, Les frères : de Plymouth à nos jours – Une critique protestante de la modernité
Editions Elledici, Leumann (TO), Collection Religions et mouvements 2007. 136 p., 13 €
Le livre de M. Introvigne et D. Maselli présente un mouvement protestant aux multiples ramifications qui trouve ses origines dans le renouveau millénariste qui a accompagné et suivi la Révolution française de 1789 et dans l’œuvre du jésuite chilien Manuel LACUNZA, Venida del Mesias e gloria y majesdad (1811) traduit en anglais par Edward Irving en 1827. Lacunza écrivait que le royaume de Dieu n’était pas encore établi, que l’Antéchrist se manifesterait dans le cadre d’une grande crise de la chrétienté dont la Révolution française était un début, que le clergé romain était devenu apostat et donc que les Juifs redevenaient la partie active de l’Eglise. L’Antéchrist persécutera les Juifs fidèles à Dieu ; alors Jésus ressuscitera les chrétiens morts et rencontrera au ciel les croyants vivants et ressuscités. Il apparaîtra en gloire, vaincra le clergé apostat, s’installera à Jérusalem d’où il règnera sur le monde. Alors surviendra le jugement dernier.
Ces thèses millénaristes ont été adoptées par des groupes plus ou moins informels de protestants britanniques attachés à la conversion personnelle, hostiles aux Eglises établies et à toute forme de structuration ecclésiastique, notamment à Oxford, Dublin, Plymouth et Bristol. Aucun chef ne dirigeait l’ensemble à lui seul, mais la personnalité de John Nelson Darby a profondément marqué le mouvement.
Darby croyait à la méchanceté innée de l’homme. Il voyait dans l’histoire une série d’interventions divines (dispensations), chacune ayant échoué à cause des hommes. Mais il subsiste un résidu fidèle. L’Eglise devait avoir des apôtres, des anciens et des diacres mais du fait de la défaillance des apôtres il est impossible de reconstituer une Eglise apostolique. Le résidu doit donc se détacher des Eglises établies et créer des assemblées locales qui attendent le retour du Christ et participent à la sainte cène. Du monde anglo-saxon, le mouvement s’est répandu sur le continent européen ; le livre contient des développements importants sur l’implantation en Suisse et en Italie.
Dans ce mouvement qui n’a jamais eu de dirigeant unique, les oppositions doctrinales, les réticences à toute forme d’autorité supérieure au groupe local et a contrario la tendance d’assemblées influentes pour des raisons historiques (à Londres notamment) à intervenir dans les affaires intérieures des autres, ainsi que le degré plus ou moins grand d’ouverture ou de fermeture aux contacts avec d’autres groupes religieux ont provoqué de multiples dissidences. Une lecture cursive du livre donne l’impression d’un extraordinaire fouillis résultant de processus complexes de composition – décomposition – recomposition suivi de nouvelles ruptures. Une classification établie par l’US Bureau of the census complétée par les travaux de Piepkorn aboutit à distinguer une dizaine de tendances, des Frères I aux Frères X, la distinction essentielle étant celle qui sépare les frères larges des frères stricts. Une lecture plus attentive permet d’y voir plus clair, et de remarquer l’existence de divers groupes qui n’ont pas fait l’objet d’une numérotation, certains importants comme l’Eglise locale de Watchman Nee et Witness Lee.
Un livre utile pour une première approche d’un mouvement religieux complexe.
Bernard Blandre
Source : revue "mouvements religieux "mars-avril 2008
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